Christine Angot filme l’indicible, et projette son intime à l’écran et sur Insta. Angot, sans filtre. Mais cette fois, c’est à l’image.
Elle écrit comme on autopsie : à vif, sans anesthésie, avec les nerfs à nu. Christine Angot passe à la caméra et signe Une famille, un premier film qui prolonge ses pages les plus tranchantes. Une œuvre à fleur de douleur, où le privé devient politique, le personnel, collectif.
Mais l’écrivaine ne s’arrête pas à l’écran. Dans le sillage de La Nuit sur commande (Éditions Stock), où elle explorait les rapports de pouvoir dans le monde de l’art à la Bourse de Commerce, elle franchit un nouveau seuil : dialoguer avec les réseaux sociaux.

Dans un format inédit, Stock et l’agence Confluence organisent une rencontre entre Angot et un panel d’influenceuses culturelles et engagées. Objectif ? Croiser littérature et culture numérique. Faire tomber les murs entre le style et le scroll. Rendre la parole littéraire audible à ceux qu’elle n’atteint jamais.
Angot, c’est quoi ?
C’est l’enfant de Châteauroux qui chantait Sheila en longeant le musée. C’est la romancière de Léonore, toujours, de Une semaine de vacances, de Le Voyage dans l’Est. C’est surtout une voix, qu’on aime ou qu’on exècre, mais qui ne laisse jamais tiède.
Elle a passé sa vie à décortiquer les liens familiaux comme d’autres arrachent les mauvaises herbes. Christine Angot filme désormais. Une famille est son premier film : un documentaire sans fard, un drame sans effets, un face-à-face tendu. Et Une famille dit ce que les livres disaient déjà. Mais autrement. Par d’autres silences. D’autres regards.
Projeté en exclusivité, pas de sortie grand public annoncée pour l’instant, Une famille se donne comme un huis clos entre mémoire et silence. Documentaire ? Fiction ? Autofiction, encore et toujours. Comme dans L’Inceste ou Un amour impossible, Angot revisite la cartographie émotionnelle de la famille, ses silences pesants, ses failles, ses fractures, avec l’obstination d’une archéologue du non-dit.
Le réel en plans fixes
Le dispositif est simple : un film tendu comme une corde raide, sec, sans effets. Mais chaque plan est chargé comme une lettre jamais envoyée. On y retrouve les obsessions angotiennes : la filiation, le trauma, la parole empêchée. Et surtout cette manière de fixer l’intime jusqu’à le faire exploser à l’écran.
Pas de comédiens. Pas de violons. Pas de fiction qui adoucit. Juste une caméra posée comme un regard. Une famille est à l’image de son autrice : sans concession. On y entend ce qu’on n’a jamais voulu écouter. L’abandon. La honte. Les silences d’un père, d’une mère, d’un monde. C’est dur, mais ça palpite. Ça vous laisse la gorge serrée et la tête pleine.
Cerise sur la projection : une discussion avec Angot elle-même. L’écrivaine-réalisatrice viendra, en chair et en verbe, décortiquer le processus créatif. Une autopsie du film par celle qui l’a enfanté. L’occasion, rare, d’entendre Christine Angot mettre en lumière les liens entre l’écrit, le vécu, le filmé.
En attendant une éventuelle diffusion plus large, le visionnage se mérite. Un film à ne pas rater. Ni la discussion qui va avec.
Le film, quant à lui, reste exclusif. À visionner pour les initiés et sur commande.
Plus d’info :
Agenda nuit sur commande, version numérique
📍 Lieu : Bourse de Commerce, Festival du Livre ou café littéraire confidentiel
🎥 Film : Une famille de Christine Angot (drame/documentaire, 2025)
📲 Rencontre inédite : Christine Angot x influenceuses engagées
💬 Objectif : Désacraliser la littérature, ouvrir la voie à la parole intime sur Insta, TikTok et YouTube
🎤 Format : Live, podcast, story immersive, YouTube talk, atelier-performance (envisagé avec le collectif Corps et Âmes)